Assurance-vie

Assurance-vie : votre patrimoine protégé, en toute liberté

Pierre Maunand, conseiller en gestion de patrimoine chez Protheus

Par Pierre Maunand,

Conseiller en Investissements Financiers, agréé AMF

L’assurance-vie est l’enveloppe d’épargne préférée des Français, et pour de bonnes raisons : versements libres, capital disponible à tout moment, fiscalité allégée après 8 ans et transmission avantageuse. Avant de vous lancer, projetez votre capital avec notre simulateur de rendement assurance-vie.

Disponible à tout moment

Fiscalité après 8 ans

L’assurance-vie en bref

2 115 Md€

Montant de l’encours en France : le placement n°1 des français

8 ans

Seuil de la fiscalité allégée

152 500 €

Abattement transmission par bénéficiaire (avant 70 ans)

4 600 €

Abattement annuel sur les gains après 8 ans (9 200 € en couple)

Investir comporte un risque de perte en capital. Données indicatives – source France Assureurs.

Comprendre l'assurance-vie

Avant d’investir, l’essentiel pour partir du bon pied : ce qu’est juridiquement cette enveloppe, à qui elle s’adresse, à quel moment l’ouvrir et pourquoi votre épargne y reste disponible à tout moment.

Qu’est-ce que l’assurance-vie, juridiquement ?

L’assurance-vie est un contrat entre un épargnant et un assureur, encadré juridiquement et fiscalement. À ne pas confondre avec l’assurance décès : l’assurance-vie vous rémunère de votre vivant. La date d’ouverture fixe le point de départ des fameux 8 ans qui ouvrent droit à une fiscalité réduite – d’où l’intérêt de « prendre date » tôt.

L’assurance-vie, une solution d’épargne complète

Elle allie simplicité, flexibilité, avantages fiscaux et successoraux pour s’adapter à tous les profils d’épargnants.

Avertissement : investir comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

  • Versements libres ou programmés, sans plafond de dépôt.
  • Investissement sur divers supports (fonds en euros, unités de compte, ETF) pour adapter le couple risque/rendement.
  • Gestion profilée, sous mandat ou libre selon vos convictions.
  • Rachats partiels possibles à tout moment, avec avantage fiscal après 8 ans.
  • En cas de décès, capital transmis aux bénéficiaires avec une fiscalité allégée.

À qui s'adresse l'assurance-vie, quand et pourquoi l'ouvrir ?

L’assurance-vie n’est pas réservée aux gros patrimoines : sa souplesse la rend pertinente à presque tous les âges et pour la plupart des projets. Encore faut-il l’ouvrir au bon moment et pour les bonnes raisons.

À qui s'adresse-t-elle ?

Les jeunes actifs

Pour prendre date tôt et lancer le compteur des 8 ans, même avec un petit versement initial.

Les épargnants avec un projet

Apport immobilier, études des enfants, projet à 5-10 ans : faire fructifier une épargne disponible.

Les futurs retraités

Se constituer un capital puis le transformer en revenus complémentaires via des rachats programmés.

Les familles & parents

Protéger ses proches et transmettre un capital dans un cadre fiscal avantageux.

Les patrimoines établis

Diversifier (fonds en euros, UC, SCPI) et optimiser la transmission hors succession.

Quand l’ouvrir ?

  • Le plus tôt possible – chaque année rapproche du seuil fiscal des 8 ans.
  • Lors d’une rentrée d’argent : prime, héritage, vente immobilière.
  • Avant 70 ans pour profiter de l’abattement de transmission maximal.
  • À tout âge : il n’existe aucune limite légale pour souscrire.

Pourquoi l’ouvrir ?

  • Disponibilité : votre épargne reste accessible à tout moment.
  • Fiscalité allégée sur les gains après 8 ans de détention.
  • Transmission hors succession, avec des abattements dédiés.
  • Diversification : du fonds en euros sécurisé aux UC dynamiques.

L’assurance-vie cumule flexibilité, fiscalité avantageuse et accompagnement. Plus tôt vous prenez date, plus vite les avantages fiscaux sont atteints. Investir régulièrement lisse la performance et fait croître votre capital sereinement. Estimez votre projection avec le simulateur de rendement, ou calculez l’effort d’épargne pour un objectif avec le simulateur de mensualités. Pour préparer la retraite, découvrez aussi le PER.

Votre épargne reste disponible

Contrairement à une idée reçue, l’argent placé en assurance-vie n’est pas bloqué 8 ans. Vous pouvez demander un rachat partiel ou total à tout moment ; la fiscalité ne s’applique qu’aux plus-values. Les 8 ans ne sont pas une durée de blocage mais le seuil qui déclenche l’abattement fiscal.

Fiscalité & transmission

Les deux grands atouts de l’assurance-vie : une fiscalité allégée sur les rachats après 8 ans, et une transmission optimisée hors succession qui repose sur la clause bénéficiaire.

Quelle est la fiscalité de l'assurance-vie ?

Seules les plus-values rachetées sont imposées, jamais le capital. Après 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur ces gains.
Date des versements
Taux d'imposition (hors PS 17,2 %)
Abattement annuel après 8 ans
Avant le 27/09/2017
7,5 % + prélèvements sociaux
4 600 € (seul) / 9 200 € (couple)
Après le 27/09/2017 - jusqu'à 150 000 €
7,5 % + prélèvements sociaux
4 600 € / 9 200 €
Après le 27/09/2017 - au-delà de 150 000 €
12,8 % + prélèvements sociaux
4 600 € / 9 200 €

Comment fonctionne l'abattement, concrètement ?

L’abattement s’applique chaque année sur la part de plus-values comprise dans vos rachats – pas sur le capital. Trois exemples pour un contrat de plus de 8 ans :

Personne seule · petit rachat

Vous rachetez une partie dont la plus-value est de 3 000 €. Elle est inférieure à l’abattement de 4 600 € : 0 € d’impôt sur le revenu (restent les prélèvements sociaux de 17,2%).

Personne seule · rachat plus élevé

Plus-value rachetée de 7 000 €. Après l’abattement de 4 600 €, seuls 2 400 € sont imposés à 7,5 % = 180 € d’impôt (+ prélèvements sociaux).

Personne seule · petit rachat

Plus-value rachetée de 9 000 €. L’abattement passe à 9 200 € : 0 € d’impôt sur le revenu (restent les prélèvements sociaux de 17,2%).

Les avantages successoraux de l'assurance-vie

C’est la partie la plus mal comprise de l’assurance-vie. Le capital transmis échappe en grande partie aux droits de succession, mais les règles changent selon que les versements ont été faits avant ou après vos 70 ans. Détaillons les deux cas.

VERSEMENTS AVANT 70 ANS

152 500 € par bénéficiaire

Chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € en franchise totale d’impôt. Au-delà, la taxation est de 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %. L’abattement s’apprécie capital + plus-values compris.

Exemple

Vous transmettez 200 000 € à un bénéficiaire. Après l’abattement de 152 500 €, seuls 47 500 € sont taxés à 20 % = 9 500 €.

Avec 2 bénéficiaires (100 000 € chacun), chacun reste sous le seuil d’abattement : 0 € de taxe.

VERSEMENTS APRÈS 70 ANS

30 500 € tous bénéficiaires

L’abattement tombe à 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires. Mais avantage majeur : les plus-values (intérêts) sont totalement exonérées – seules les primes versées entrent dans le calcul.

Exemple

Vous versez 50 000 € après 70 ans ; au décès le contrat vaut 90 000 €.

Les 40 000 € de gains sont exonérés.

Sur les 50 000 € de primes, après l’abattement de 30 500 €, seuls 19 500 € rejoignent la succession (taxés selon le lien de parenté).

Pourquoi le capital « sort » de la succession ?

Au décès de l’assuré, le capital n’est pas versé à la succession mais directement au bénéficiaire désigné dans le contrat. Juridiquement, c’est une « stipulation pour autrui » : l’argent est considéré comme n’ayant jamais appartenu à la masse successorale du défunt. Il échappe donc aux règles de partage entre héritiers et aux droits de succession classiques.

Conséquence concrète : vous pouvez transmettre un capital à la personne de votre choix – y compris hors du cercle familial (concubin, ami, association) – avec une fiscalité propre, distincte de celle de l’héritage. C’est ce qui fait de l’assurance-vie un outil de transmission aussi puissant.

Limite à connaître : des primes jugées manifestement exagérées au regard de votre patrimoine peuvent être réintégrées à la succession par les héritiers ou l’administration fiscale.

L’élément à ne pas négliger

La clause bénéficiaire, pierre angulaire de la transmission

La clause bénéficiaire désigne qui recevra le capital, et dans quel ordre. C’est elle qui commande toute la transmission : une clause bien rédigée oriente l’argent exactement comme vous le souhaitez ; une clause imprécise, oubliée ou obsolète peut faire retomber le capital dans la succession et annuler l’avantage fiscal. Il est donc nécessaire de toujours : 

 

  • Soigner sa rédaction : la clause type « mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers » convient souvent, mais peut être personnalisée (parts inégales, démembrement usufruit / nue-propriété).
  • La tenir à jour : mariage, divorce, naissance, décès d’un bénéficiaire : relisez-la après chaque événement de vie pour qu’elle reflète toujours vos volontés.
  • Se faire accompagner : un conseiller ou un notaire sécurise la formulation, surtout en présence d’enfants mineurs, de personnes vulnérables ou d’un objectif patrimonial précis.

Comment investir

Comment alimenter votre contrat et le faire travailler : versements libres ou programmés, choix entre fonds en euros et unités de compte, types d’UC, lecture du risque (SRI) et profil d’investisseur.

Versements initial, libres ou programmés : la flexibilité au service de l'investisseur

Versement initial

Le premier versement sur votre contrat d’assurance-vie. Le montant minimum requis dépend du contrat et de l’assureur.

Versements libres

Un versement du montant de votre choix, quand vous voulez : ouverture, rentrée d’argent, vente immobilière, prime, succession.

Versements programmés

Un budget et une périodicité : épargne progressive, performance lissée, sérénité en période de crise — vous continuez d’investir au bon moment. Calculez l’effort d’épargne pour un objectif avec le simulateur de mensualités.

Fonds en euros ou unités de compte : quel support choisir ?

CAPITAL GARANTI

Fonds en euros

Capital garanti par l’assureur, rendement stable mais modéré. Idéal pour la sécurité. Le choix de l’assureur est déterminant, car c’est lui qui supporte cette garantie en capital.

CAPITAL NON GARANTI

Unités de compte (UC)

Obligations, actions, immobilier, private equity, ETF. Plus volatiles, potentiel de rendement supérieur, risque de perte en capital.

Pour investir sereinement, Protheus propose des gestions adaptées à votre profil ; les plus avertis choisissent leurs UC en gestion libre. Pour diversifier vers l’immobilier, vous pouvez aussi loger des SCPI en assurance-vie.

Les différents types d'unités de compte

Derrière le terme « unités de compte » se cache une grande variété de supports, du plus prudent au plus dynamique. Les combiner permet de construire une allocation diversifiée.

ObligationsRisque modéré

Vous prêtez à un État ou une entreprise, en contre-partie, vous recevez des intérêts. Plus stables que les actions, elles offrent un rendement régulier mais sensibles aux taux d’intérêt.

Produits structurésRisque modéré

Des supports à formule prédéfinie liant rendement et protection partielle du capital à l’évolution d’un indice. Cadre connu à l’avance, mais conditions et liquidité à étudier attentivement.

ImmobilierRisque moyen

Via des SCPI, SCI ou OPCI, vous investissez dans la pierre sans la gérer. Revenus réguliers, mais liquidité plus lente. En savoir plus sur les SCPI.

OPCVMRisque variable

Des SICAV et FCP gérés activement par un professionnel, qui mutualisent actions, obligations ou les deux. Diversification immédiate, mais frais de gestion plus élevés que les ETF.

ETF (Tracker)Risque variable

Des fonds qui répliquent un indice (CAC 40, MSCI World…) à frais très réduits. Idéaux pour s’exposer aux marchés actions de façon diversifiée et économique.

ActionsRisque élevé

Vous devenez actionnaire d’entreprises cotées. Potentiel de rendement le plus élevé sur le long terme, mais forte volatilité à court terme.

Private equityRisque élevé

Investissement dans des entreprises non cotées. Rendement potentiellement élevé, horizon long et liquidité réduite : à réserver à une fraction de votre portefeuille.

Votre choix de supports n’est jamais définitif

L’allocation que vous retenez au départ n’est pas figée. Vous pouvez arbitrer à tout moment — transférer tout ou partie de votre épargne d’un support vers un autre — pour suivre l’évolution des marchés, sécuriser des gains ou faire évoluer votre profil. Ces arbitrages se font sans clôturer le contrat ni déclencher d’imposition.

Décrypter une UC : le SRI et le marché cible

Avant d’investir sur une unité de compte, son Document d’Informations Clés (DIC) affiche des repères réglementaires. Deux sont essentiels pour juger du niveau de risque.

L'indicateur SRI

Le Summary Risk Indicator note le risque d’un support sur une échelle de 1 (le plus prudent) à 7 (le plus risqué). Il combine le risque de marché et le risque de crédit. Un fonds en euros est proche de 1, un fonds actions émergentes souvent à 6 ou 7.

1

2

3

4

5

6

7

Risque faible

Risque élevé

Le marché cible

Chaque support définit l’investisseur auquel il s’adresse. Vérifiez la cohérence avec votre situation avant de souscrire :

  • Horizon de placement recommandé (court, moyen ou long terme).
  • Tolérance au risque et capacité à supporter des pertes.
  • Objectif visé : valorisation, revenus, ou couverture.
  • Connaissances et expériences attendues de l’investisseur.

Le SRI et le marché cible figurent dans le DIC de chaque support, à consulter avant toute souscription. Un SRI élevé signale un potentiel de gain supérieur… et un risque de perte plus important.

Quel profil d'investisseur êtes-vous ?

Votre allocation dépend de votre tolérance au risque et de votre horizon. Plus la part d’unités de compte est élevée, plus le rendement potentiel – et le risque – augmentent. Exemple sur une base de 50 000 €, à titre indicatif. Pour un objectif de retraite, affinez votre projection avec le simulateur objectif retraite.

Prudent

Risque faible

 
 
Priorité à la sécurité du capital

Fonds euros

~ 80%

Unités de compte

~ 20%


Rendement visé par an

3 à 5 %

50 000 € projetés à 10 ans à 3,5%/an

+ 70 000 €

Dynamique

Risque modéré

 

Équilibre rendement / sécurité

Fonds euros

~ 50%

Unités de compte

~ 50%


Rendement visé par an

5 à 7 %

50 000 € projetés à 10 ans à 6%/an

+ 89 500 €

Offensif

Risque élevé

 
 

Recherche de performance long terme

Fonds euros

~ 20%

Unités de compte

~ 80%


Rendement visé par an

8 à 10 %

50 000 € projetés à 10 ans à 9%/an

+ 118 000 €

Allocations et rendements donnés à titre purement illustratif et non garantis. Plus le potentiel de rendement est élevé, plus le risque de perte en capital l’est aussi. Votre conseiller définit avec vous le profil adapté à votre situation.

Frais & choix du contrat

Ce qui pèse réellement sur votre rendement net et ce qui distingue un bon contrat d’un autre : le détail de chaque frais possible et les critères de comparaison.

Les frais d'une assurance-vie, en détail

Les frais pèsent directement sur votre performance nette. Voici les principaux postes à comparer avant de choisir un contrat.
Type de frais
Quand s'appliquent-ils ?
Ordre de grandeur
Frais d'entrée / versement
Prélevés sur chaque versement.
0 % chez Protheus (jusqu'à 5 % ailleurs)
Frais de gestion (fonds en euros)
Annuels, sur l'encours.
~ 0,6 à 0,8 % /an
Frais de gestion (unités de compte)
Annuels, sur l'encours en UC.
~ 0,5 à 1 % /an
Frais d'arbitrage
À chaque transfert entre supports.
0 % en ligne (jusqu'à 1 % ailleurs)
Frais de gestion pilotée
Si délégation de la gestion.
~ 0,5 à 1 % /an
Frais des supports (UC)
Internes aux fonds / ETF.
Variables - privilégier les ETF (≈ 0,2 %)

À retenir : sur le long terme, 1 % de frais annuels en moins peut représenter plusieurs milliers d’euros de capital final. Les contrats en ligne sans frais d’entrée ni d’arbitrage sont souvent les plus compétitifs.

Qu'est-ce qui différencie une assurance-vie d'une autre ?

Le contrat et ses garanties

Tous les contrats ne se valent pas. Au-delà du cadre fiscal commun, ces critères font la vraie différence sur votre performance et votre liberté.

Les frais

Entrée, gestion, arbitrage : c’est le premier facteur de différence sur le rendement net à long terme.

Le choix des supports

Nombre et qualité des UC, présence d’ETF, de SCPI, de private equity : plus l’offre est riche, plus vous diversifiez.

Le rendement du fonds en euros

D’un assureur à l’autre, le taux servi varie sensiblement chaque année. La solidité de l’assureur compte.

Les modes de gestion

Libre, pilotée, sous mandat : la disponibilité de ces options et leur coût orientent votre niveau d’accompagnement.

Le ticket d’entrée

Montant minimum à l’ouverture et des versements programmés : déterminant pour démarrer tôt et «prendre date».

Les services & l’accompagnement

Interface en ligne, réactivité des rachats, conseil d’un expert agréé AMF : la qualité de service fait la différence au quotidien.

Risques

Aucun placement n’est sans risque. Voici, expliqués simplement et chiffrés, les risques à comprendre avant de souscrire – et les leviers concrets pour les limiter.

Quels sont les risques de l'assurance-vie ?

L’assurance-vie est une enveloppe : son niveau de risque dépend des supports que vous y logez. Voici, expliqués simplement, les risques à comprendre avant d’investir.

1. La valeur de vos unités de compte peut baisser

Contrairement au fonds en euros, les unités de compte (UC) ne sont pas garanties : leur valeur suit les marchés actions, obligataires ou immobiliers. En cas de baisse, vous récupérez moins que ce que vous avez versé. Concrètement, si vous investissez 10 000 € sur un support actions et qu’il recule de 15 % l’année où vous devez retirer votre argent, vous encaissez une perte de 1 500 €. C’est le prix du potentiel de rendement supérieur – d’où l’importance de l’horizon de placement et de la diversification.

2. Certains supports sont peu liquides

Les UC immobilières (SCPI, SCI, OPCI) et le private equity ne se revendent pas instantanément : la valorisation peut être périodique et les délais de sortie plus longs, surtout en période de tension sur l’immobilier. Une part de votre épargne logée sur ces supports doit donc être envisagée sur un horizon long, et non comme une réserve immédiatement mobilisable.

3. Les frais grignotent la performance

Frais de gestion annuels, frais d’arbitrage, frais des supports : leur cumul réduit le rendement net, année après année. Sur 20 ans, 1 % de frais en trop peut représenter plusieurs milliers d’euros de capital final en moins. C’est pourquoi un contrat sans frais d’entrée ni d’arbitrage et à frais de gestion réduits fait une vraie différence sur la durée.

4. Le fonds en euros n’échappe pas à l’inflation

Le capital est garanti sur le fonds en euros (hors frais), mais son rendement peut être inférieur à l’inflation. Si le fonds rapporte 2,5 % alors que les prix augmentent de 3 %, votre pouvoir d’achat diminue malgré un capital qui progresse nominalement. Tout placer en sécurité n’est donc pas sans risque à long terme.

5. Le risque lié à l’assureur

La garantie du fonds en euros repose sur la solidité financière de l’assureur. Le risque de défaut est très faible et encadré (fonds de garantie jusqu’à 70 000 € par assureur et par assuré), mais il invite à privilégier des assureurs reconnus et, pour les patrimoines importants, à répartir sur plusieurs contrats.

Comment limiter ces risques ? En diversifiant entre fonds en euros et UC selon votre profil, en répartissant les UC sur plusieurs classes d’actifs et zones géographiques, en privilégiant un contrat à frais réduits, et en investissant sur un horizon long (8 ans et plus). Un conseiller Protheus, agréé AMF, vous aide à construire une allocation adaptée à votre situation.

Comment limiter ces risques ? En diversifiant entre fonds en euros et UC selon votre profil, en répartissant les UC sur plusieurs classes d’actifs et zones géographiques, en privilégiant un contrat à frais réduits, et en investissant sur un horizon long (8 ans et plus). Un conseiller Protheus, agréé AMF, vous aide à construire une allocation adaptée à votre situation.

FAQ & Glossaire

FAQ

Questions fréquentes sur l'assurance-vie

L'argent d'une assurance-vie est-il bloqué 8 ans ?

Non. Votre épargne est disponible à tout moment via un rachat partiel ou total. Les 8 ans correspondent à la durée au-delà de laquelle vous bénéficiez d’un abattement fiscal annuel sur les gains, pas à un blocage.

Seules les plus-values sont imposées, après un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple). Au-delà, le taux est généralement de 7,5 % (jusqu’à 150 000 € de versements) plus les prélèvements sociaux de 17,2 %.

Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 €. Après 70 ans, l’abattement est de 30 500 € tous bénéficiaires confondus sur les versements, mais toutes les plus-values sont exonérées.

Le fonds en euros garantit le capital avec un rendement modéré. Les unités de compte visent un rendement plus élevé mais comportent un risque de perte en capital.

Dès 1 000 €, avec des versements programmés possibles à partir de 150 €/mois selon les contrats.

Oui, il n’y a aucune limite légale au nombre de contrats. Cela peut même servir une stratégie de transmission ou de diversification d’assureurs.

Le principal risque concerne les unités de compte : leur valeur fluctue avec les marchés et le capital n’est pas garanti – vous pouvez récupérer moins que ce que vous avez versé. S’ajoutent un risque de liquidité sur certains supports (immobilier, private equity), l’effet des frais sur la performance, et le risque d’inflation sur le fonds en euros, dont le rendement peut être inférieur à la hausse des prix. Le fonds en euros, lui, garantit le capital (hors frais).

À titre d’exemple, pour 50 000 € placés sur un fonds en euros à un rendement net de 2,5 %/an (réinvesti, hors fiscalité), voici l’évolution du capital :

DuréeCapital atteintGains cumulés
5 ans≈ 56 570 €+6 570 €
10 ans≈ 64 004 €+14 004 €
20 ans≈ 81 930 €+31 930 €

Exemple indicatif à 2,5 %/an net constant. Le rendement réel varie chaque année selon l’assureur et n’est pas garanti dans le temps ; la fiscalité au rachat n’est pas prise en compte.

Glossaire

Abattement

Part des gains exonérée d’impôt sur le revenu après 8 ans : 4 600 € par an pour une personne seule, 9 200 € pour un couple.

Arbitrage

Transfert d’une partie de l’épargne d’un support vers un autre, sans clôturer le contrat ni déclencher d’imposition.

Avance

Prêt accordé par l’assureur sur la valeur du contrat : vous disposez de liquidités sans réaliser de rachat, donc sans fiscalité immédiate.

Clause bénéficiaire

Désigne qui reçoit le capital au décès ; pierre angulaire de la transmission.

Effet cliquet

Mécanisme du fonds en euros : les intérêts versés chaque année sont définitivement acquis et viennent grossir le capital garanti.

Fonds en euros

Support garanti en capital par l’assureur : les sommes versées ne peuvent pas baisser. Rendement modéré, sécurité maximale.

Frais de gestion

Frais annuels prélevés par l’assureur sur l’encours (souvent 0,5 à 1 %), auxquels s’ajoutent les frais propres aux supports en unit

és de compte.

Gestion libre

Vous choisissez et arbitrez vous-même vos supports. Plus de contrôle, mais demande des connaissances et un suivi régulier.

Gestion pilotée

Vous déléguez la sélection et l’arbitrage des supports à des experts, selon un profil de risque défini (prudent à offensif).

PFU (flat tax)

Prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) applicable par défaut aux gains, sauf option pour le barème à l’impôt sur le revenu.

Prélèvements sociaux

Contributions sociales (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) prélevées sur les gains au taux global de 17,2 %, distinctes de l’impôt sur le revenu.

Prendre date

Ouvrir un contrat même avec un faible montant pour démarrer le compteur des 8 ans.

Quasi-usufruit

Démembrement de la clause bénéficiaire : un usufruitier perçoit le capital, à charge de le restituer aux nus-propriétaires.

Rachat

Retrait partiel ou total de votre épargne ; seules les plus-values sont fiscalisées.

Souscripteur & assuré

Le souscripteur ouvre et alimente le contrat, l’assuré est la personne dont le décès déclenche le versement aux bénéficiaires.

Unités de compte (UC)

Supports non garantis (actions, obligations, immobilier, ETF…) dont la valeur fluctue. Potentiel supérieur, mais risque de perte en capital.

Valeur de rachat

Montant que vous récupéreriez en clôturant le contrat à un instant donné, après prise en compte des gains, pertes et frais.

Versements programmés

Alimentation automatique et régulière du contrat (mensuelle, trimestrielle…), qui permet de lisser les points d’entrée sur les marchés.

Protheus : votre conseiller en gestion de patrimoine en ligne

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COA

Courtier en Assurance

Activité régulée par l’ACPR.

CIF

Conseiller en Investissement Financier

Activité régulée par l’AMF.

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